Dominique Rudin hat in Basel Allgemeine Geschichtswissenschaften und Deutsche Philologie stu-diert und stellt hier seineben abgeschlossenes Lizenziatsprojekt zur Diskussion, welches interdis-ziplinär auf filmwissenschaftliche Erkenntnisse zurückgreift. Weitere historische Interessen befas-sen sich mit Erinnerung und Vergessen des Holocaust, mit Konsum und Freizeit, Identitäten und Herrschaftsgeschichte. -------------------------------------------------------------------------------- Page 10 10La transmission du patrimoine télévisuel – un regard croisé franco-allemandCatherine Saracco (Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nantes ENSA)Poser la question de la transmission du patrimoine audiovisuel, c'est se demander comment unepolitique de la mémoire peut s'exercer dans le contexte d'une industrialisation de la mémoire. A partir du moment où la gestion de la mémoire culturelle, et en particulier de la mémoire audiovi-suelle, obéit à une logique technico-économique, les institutions de l'archive sont amenées à arbitrer entre des impératifs de marché, pris dans le court terme, et des nécessités politiques liées à la démo-cratisation de l'accès du patrimoine audiovisuel. Dans ce contexte, la question centrale de l'appro-priation des savoirs audiovisuels par le public me conduira à proposer une approche interculturelle sur les stratégies institutionnelles et techniques de part et d'autre du Rhin.Par la suite, nous verrons en quoi les nouvelles technologies modifient en profondeur le dispositif de l'archive et, par conséquent, la gestion des contenus audiovisuels par les chaînes de télévision. D'archive "stock", le matériau audiovisuel dérive vers une archive "flux" ce que traduisent aussi bien la hiérarchisation des niveaux de stockage que les pratiques de documentation des contenus qui y sont associées.En conclusion, nous montrerons que les données institutionnelles de l'archivage audiovisuel en France et en Allemagne se conjuguent, ces dernières années, avec d'autres pratiques individuelles de l'archive. L'émergence de communautés audiovisuelles constituées autour d'objets audiovisuels, obéissant tout autant à des objectifs de savoir qu'à des nécessités personnelles ou communautaires vient contrebalancer les politiques publiques de l'archivage audiovisuel. Quel sens donner à cette (r)évolution apparentée à un redécoupage de la mémoire audiovisuelle?***Catherine Saracco est Directrice des études à l’Ecole Nationale Supérieure d'Architecture de Nan-tes. Auparavant, elle a été responsable d'un programme d'études intégrées franco-allemand dans le domaine de la culture des médias en Europe et Chargée de cours à l'Université du Bauhaus (Wei-mar). Ses travaux de recherche portent sur les politiques patrimoniales en matière d'archivage audiovisuel en France et en Allemagne. Ils ont fait l'objet d'une thèse européenne consacrée à la Politique des archives audiovisuelles (Weimar / Grenoble, 2003). Sa pratique professionnelle a également consisté en missions pour différentes sociétés audiovisuelles en qualité de consultante. -------------------------------------------------------------------------------- Page 11 11Qualitative und quantitative Methoden der Analyse von Audio- und Videodokumenten – Implikationen für die ArchivierungEdzard Schade (Institut für Publizistikwissenschaft und Medienforschung der Universität Zürich)Aufzeichnungen von Radio- und Fernsehsendungen, also Audio- und Videodokumente, werden von der Medien- und Kommunikationsgeschichtsforschung eher selten systematisch genutzt. Das liegt nur ein Stück weit an den bekannten Problemen auf der Archivseite wie den vielenorts grossen Do-kumentationslücken oder der bisweilen stark eingeschränkten Zugänglichkeit. Die Forschung selber nutzt die vorhandenen Potenziale insgesamt zu wenig. Sie tut sich schwer, geeignete Analysemetho-den für Ton-, Bild- und Filmdokumente zu entwickeln und vor allem auch anzuwenden. Der Beitrag möchte an diesem Punkt ansetzen und in einem ersten Schritt exemplarisch aufzeigen, welche For-schungsfragen mithilfe qualitativer und quantitativer Analysen von Radio- und Fernsehsendungen bearbeitbar werden.Einen wichtigen Aspekt bildet dabei die Kombination verschiedener Methoden (Triangulation). Da-durch lassen sich Forschungsstrategien entwickeln, um beispielsweise einen praktikablen Umgang mit Dokumentationslücken oder begrenzten Forschungsressourcen zu finden. In einem zweiten Schritt wird überlegt, welche Ansprüche sich je nach angewandter Forschungsmethode an die Ar-chivierung von Radio- und Fernsehdokumenten ergeben. Bei diesen Implikationen für die Archi-vierung stehen zwei Kernaspekte bzw. -fragen im Vordergrund:• Welche Selektionskriterien bei der Archivierung dienen der Medienforschung besonders? Bei welchen Selektionsstrategien können sich Probleme für die Wissenschaft ergeben?• Welche ergänzenden Dokumente und Informationen sind für die äussere und innere Quellenkritik nötig, um qualitative und quantitative Analysen erfolgreich durchführen zu können?***Edzard Schade (Dr. phil.) ist Historiker und wissenschaftlicher Mitarbeiter am Institut für Publi-zistikwissenschaft und Medienforschung der Universität Zürich (IPMZ). Teilzeitanstellung bei Radio DRS als Historiker, verschiedene journalistische Tätigkeiten und wissenschaftliche Publi-kationen, Autor und Leiter mehrerer rundfunkhistorischer Projekte. Hauptarbeitsgebiete in For-schung und Lehre: Kommunikations- und Mediengeschichte, Medienorganisationen und publizi-stische Programme sowie Medienpolitik. -------------------------------------------------------------------------------- Page 12 12Historians at the Crossroads: What can we do with audiovisual archives?Pierre Sorlin (Historical Institute Ferruccio Parri, Bologna)Historians are aware of the importance of television, the most influential source of information throughout the world which can even provoke events by prompting politicians towards a decision motivated by the desire to have them shown on the small screen. However the use of televised material is more laborious and complicated than the recourse to printed sources or cinematic do-cuments. The problem of television archives has not yet been resolved; it has not even been re-cognized in all its political and cultural importance. In some cases the networks keep their own archives, but sometimes they also give a part, or the entire footage to an archive that can be either public or private. Finding out where the material is located is only the first step, it is then necessary to establish if it has been catalogued. Usually, catalogues take into account what can be re-used for future programmes; their logic does not tally with historians' questions. And indexation does not mean necessarily accessibility, since many items exist on the shelves but are not available.Imagine that we have listed the items that we would like to consult, while we are deterred by the gigantic quantity of material that we should check in consequence Suppose that we want to take television as a source for the study of social roles and institutions, of models of behaviour, of indi-vidual and collective orientations to action: our life-time will not be sufficient since everything, on the box, has to do with these topics. Historians and all those involved in the study of television have no choice but to start considering the ways of carrying out a legitimate and accurate pre-selection of the relevant programmes.***Pierre Sorlin is emerited professor at the University of Paris (Nouvelle Sorbonne) and currently working at the Historical Institute Ferruccio Parri in Bologna. He is interested in the aesthetics and sociology of the audiovisual media. He is the author of various seminal works within the realm of film sociology and media history. Actual projects include a book on the functions of cinema in the social life of Italy. -------------------------------------------------------------------------------- Page 13 13Les sources sonores entre recherche et enseignement universitairesFrançois Vallotton et Nelly Valsangiacomo (Section d'Histoire de l'Université de Lausanne)L'attention récente portée aux sources sonores a débouché sur de nombreuses discussions concer-nant des problèmes archivistiques: on s'est notamment interrogé sur les supports de conservation à privilégier, sur la nature et le genre de documents à sauvegarder en priorité, sur la question de la restitution à l'identique des sons d’origine (sans intervention de la technologie moderne) ou encore sur les critères de tri présidant à la sauvegarde d'une série d'émissions données. En revanche, les questions méthodologiques et épistémologiques liées à l'utilisation de sources sonores en histoire n'ont été à ce jour qu'à peine esquissées. Pourtant, l'intégration de ce nouveau matériel – aussi sé-duisant soit-il – ne peut se faire sans une réflexion préliminaire sur le statut de l'archive sonore, ses conditions de production mais aussi la politique d’archivage qui a présidé à sa conservation.Notre réflexion sur l'utilisation des sources sonores repose sur les expériences faites par les deux intervenants tant au niveau de leurs recherches sur la radio en Suisse qu’à un projet d’enseignement académique portant sur ce matériel. Sur le plan de la recherche historique, les difficultés liées à l'in-tégration de ces archives peuvent être déclinées au moins sur trois niveaux: le rapport entre le docu-ment écrit (conducteur d’émission ou texte écrit d’une conférence par exemple) et le document so-nore, un aspect qui recouvre une grande importance dans l’évolution de la programmation radio-phonique; l'évolution et les transformations de la source sonore, étroitement liées aux changements technologiques; enfin le problème de l'utilisation d'une source sonore dans une analyse générale-ment écrite. Au niveau de l'enseignement universitaire, la source sonore est amenée à occuper une place toujours croissante via notamment le développement de nouvelles techniques de transmission du savoir (e-learning par exemple). Avec le danger d'une utilisation non spécifique, fragmentée, voire décontextualisée, de ces sources qui n'est pas sans similitude avec les débats, plus anciens mais récurrents, sur les sources iconographiques.***François Vallotton est professeur assistant d'histoire contemporaine à l'Université de Lausanne où il enseigne plus spécialement l'histoire des médias. Auteur de nombreuses contributions sur l'histoire culturelle et intellectuelle de la Suisse, il a notamment consacré sa thèse à l'histoire de l'édition suis-se francophone (L'édition romande et ses acteurs 1850-1920, Genève 2001) et a collaboré au volu-me II de l'Histoire de la SSR sous la direction de Theo Mäusli et Andreas Steigmeier.Nelly Valsangiacomo est professeure assistante d'histoire contemporaine à l'Université de Lausan-ne. Ses domaines d'étude privilégiés sont l'histoire des intellectuels et de l'industrie culturelle, ainsi que les relations transfrontalières. Actuellement, elle mène une recherche sur les intellectuels ita-liens à la Radio de la Suisse italienne. Parmi ses publications récentes, Le Alpi e la guerra. Funzioni e immagini - Les Alpes et la guerre. Fonctions et images (éd.), Lugano / Milano: Giampiero Casa-grande 2006.